Vous êtes ici : Le guide de la Finance > Placements > Plan Épargne Retraite > Quel type de gestion choisir pour son Plan Epargne Retraite ?

Quel type de gestion choisir pour son Plan Epargne Retraite ?

Quel type de gestion choisir pour son Plan Epargne Retraite ?

Le plan épargne retraite remplace depuis la loi Pacte de 2019 le PERP et autres contrats Madelin ou Article 83. Plus souple et attractif que ses prédécesseurs, le PER se compose de trois compartiments : le PER individuel, collectif et catégoriel.

Il offre ainsi une accessibilité optimale sans condition d’âge, de revenus ou de statut. À l’instar de l’assurance vie, l’épargnant doit opter pour un mode de gestion à la souscription de son contrat. Il existe trois types de gestion pour son PER : à horizon, libre ou mandaté. Lequel choisir ? C’est notre focus du jour avec au préalable un rappel du fonctionnement d’un plan épargne retraite.

Comment fonctionne un plan épargne retraite ?

Le plan épargne retraite est un produit d’épargne destiné à préparer sa retraite. Le titulaire d’un PER constitue une enveloppe d’épargne tout au long de sa vie active. Valorisée à long terme, l’épargne est versée au moment du départ de l’âge à la retraite sous la forme d’un capital en une seule fois ou fractionnée. L’épargnant peut aussi opter pour une sortie en rente viagère. L’argent est bloqué jusqu’à 62 ans (âge légal actuel de la retraite). Quelques cas exceptionnels permettent de le débloquer par anticipation comme l’achat de sa résidence principale. Du type de PER dépend la nature des versements. Avec un PER individuel ou PERIN, ils sont libres, ponctuels ou programmés. Avec un PER collectif ou PERCOL, les versements proviennent en partie de l’épargne salariale (participation, intéressement, abondement). Avec une PER catégoriel ou PERCAT, il s’agit entre autres de versements obligatoires provenant de l’employeur. L’argent déposé sur un PER est ensuite placé sur différents types de supports d’investissements pour espérer tirer le meilleur rendement. Outre un moyen d’anticiper sa retraite, le plan épargne retraite est aussi un excellent moyen de défiscaliser une partie de ses versements pour réduire son IR.

Quel mode de gestion choisir pour son PER ?

En fonction du type de distributeur choisi, le plan épargne retraite peut prendre la forme :

  1. Soit d’un PER assurantiel : compagnie d’assurances, mutuelle, organisme de prévoyance.
  2. Soit d’un PER bancaire ou compte titres : établissement financier.

Le premier permet un investissement de l’épargne sur des supports en fonds en euros et/ou des supports en unités de compte. Avec le second, l’épargnant place son argent sur des titres financiers type OPCVM (FCP, FCPE), SCPI, etc. Selon la connaissance et le temps dont il dispose, l’épargnant peut gérer ses investissements ou les confier à un gestionnaire. Il va ainsi choisir une gestion à horizon, une gestion libre ou une gestion mandatée pour son plan épargne retraite. Choisir entre les trois modes de gestion repose donc sur l’implication ou pas du titulaire du contrat.

La gestion profilée ou à horizon pour son PER

La gestion profilée ou à horizon pour son plan épargne retraite est le mode appliqué par défaut. Le choisir n’a d’ailleurs rien d’irréversible puisque le mode de gestion peut être modifié, en principe, à tout moment. Avec la gestion à horizon, c’est la durée de placement qui prime, soit ici le long terme. Plus l’âge de la retraite est éloigné, plus le gestionnaire prend des risques. Il investit une grande partie de l’épargne sur des unités de compte. Le capital n’est pas garanti, car il est tributaire des marchés boursiers, mais les rendements sont plus performants. À mesure que l’épargnant approche de la retraite, le gestionnaire sécurise les actifs en les plaçant sur des fonds en euros. Le capital est garanti, mais les rendements sont plus faibles. En fonction de son âge et de son goût du risque, l’épargnant choisit entre trois profils : prudent, dynamique et équilibré. Du profil choisi dépend la répartition entre en fonds en euros et unités de compte : 30/70 à 10 ans, 50/50 à 5 ans et 90/10 à 2 ans, etc. Le gestionnaire effectue les placements en toute transparence ce qui permet à l'épargnant de suivre en temps réel la composition de son allocation.

La gestion libre pour son PER

Le titulaire d’un PER peut opter également pour une gestion libre. Il est dans ce cas le seul décisionnaire des placements. Il sélectionne ses supports d’investissement et les répartit comme bon lui semble. Le titulaire procède également aux arbitrages en cours de vie du contrat. L’allocation d’actifs évolue en fonction de l’horizon de placement, du contexte économique et financier. Le type et le nombre de supports varient selon les distributeurs. La ventilation des actifs entre fonds en euros et unités de compte dépend donc de la stratégie, des objectifs et du profil investisseur. Si la date de départ à la retraite est lointaine, l’argent sera investi sur une majorité d’unités de compte pour obtenir des gains performants. À noter que plus les actifs sont diversifiés, plus le risque est minime. Le mode de gestion libre pour son plan épargne retraite est réservé aux épargnants avertis qui maîtrisent les systèmes de placements financiers. Le risque de perte en capital existe et il faut en tenir compte. L’assureur s’engage uniquement sur le nombre des UC et pas sur leur valeur.

La gestion mandatée pour son PER

La gestion mandatée est une gestion pilotée sous mandat. Elle est, en principe, réservée aux contrats ayant une forte valorisation de plusieurs milliers d’euros. Avec ce mode, la gestion, le choix et les arbitrages des placements du plan épargne retraite sont confiés à un expert financier mandaté par l’assureur. Comme avec le mode de gestion à horizon, le profil risque de l’épargnant est au préalable défini pour coller le plus possible avec l’âge de départ à la retraite. L’expert financier fait évoluer les actifs selon son analyse, son anticipation et l’évolution des marchés boursiers qu’il suit quotidiennement.

Pour résumer, il existe trois types de gestion pour son plan épargne retraite : à horizon, libre ou mandaté. Hormis le mode de gestion, l'épargnant va également devoir choisir s’il défiscalise les versements effectués sur son PER à l’entrée ou à la sortie. La défiscalisation est l’avantage majeur d’un plan d'épargne retraite. Chaque année, le titulaire du contrat peut déduire de son revenu net global une partie de versements effectués sur un PERIN. La déduction est calculée par rapport à la tranche marginale d’imposition. Plus la TMI de l'épargnant est grande (30, 41, 50 %), plus la défiscalisation a d’intérêt et plus l’économie est importante. La défiscalisation à l’entrée n’est pas obligatoire. Un contribuable peu ou pas imposé peut choisir l’exonération à la sortie du capital au moment de la retraite.

 
 

Partager cette page sur les réseaux sociaux

Autres dossiers